dimanche 28 septembre 2008

MOUSE EAR

Undoukai a Fukuoka + Forget Me Not a Shimonoseki, 28/09/2008

Depuis qu'on est rentres au Japon, on va pas cacher qu'on est super proche de la famille a satomi. De ses parents deja, enfin surtout sa mere, qu'on voit regulierement, et avec qui on passe toujours des bons moments. Ultra franche, directe, oldschool... tres oldschool. Le genre de femme a boire son sirop pour la toux en fumant sa clope quoi. Non franchement c'est une sacree personne et pour moi c'est toujours cool de la voir, mais c'est surtout un vrai challenge pour parler avec elle en japonais, vu qu'elle parle super vite, de maniere un peu familliere, et surtout parce qu'elle utilise le dialecte de Kitakyushu a 100%. Super drole. le jour ou je pourrais avoir des vraies conversations avec la mere de satomi, je pourrais considerer que c'en est fini de l'apprentissage du japonais.
Au dela de ca, la soeur a satomi, et par consequent la niece et le neveu de satomi, sont aussi devenus tres proche. Ces deux gamins sont vraiment devenus mes petits neveu et niece a moi aussi, et c'est assez cool d'aller au parc, de se battre, de prendre notre bain ensemble, de faire des gateaux, tout ca quoi. C'est pour ca qu'en ce dernier dimanche de septembre je ne pouvais pas rater ce que tous les parents attendent impatiement : 運動会 !
運動会 (undoukai) est le festival sportif de l'ecole primaire, ou pendant une journee, tous les eleves de toutes les classes vont etre reunis en deux equipes (les rouges et les blancs) et vont faire quelques activites sportives, et quelques danses aussi. Serieusement, ca faisait longtemps que j'avais pas vu un truc aussi mignon ! C'etait vraiment super cool de voir mes deux petits chouchou se donner a fond, comme tous les autres d'ailleurs. Et malgre la gene, surement du au fait qu'un etranger comme ca dans l'ecole ca soit rare, j'ai quand meme passer du bon temps avec les petits, mais aussi avec la soeur a Satomi, qui avait cuisiner pleins de trucs, mega bon !




Au dela de voir tous ces gosses en culottes courtes avec leurs casquettes rouges ou blanches retenues par un elastique maladroit sous le menton, mon passe temps favori aura ete de regarder les papas. Aucun doute, si ce jour est important pour les parents, il l'est encore plus pour les papas. Armes de plusieurs appareils photos, tous equipes des zooms de 45 cm, de camera digitale dernier cri avec trepier, ils ne cessent de courir dans tous les sens les papas, pour trouver la bonne place pour faire LA photo du petit. Bah oui, les gosses ils font du sport, de la danse au milieu d'un petit stade, donc ca bouge beaucoup. Rien a foutre, les papas ont decides qu'ils ne rateraient rien de leur progenitures, et c'est le front en sueur qu'ils se bousculent, et partent vers l'autre moitie du stade, en laissant derriere eux un nuage de poussiere. Une fois l'aspect comique estompe, il y a quelque chose de touchant a regarder ces papas s'epuiser pour prendre des cliches de leurs enfants. Ce sont aussi ces papas qui passent leurs journees a bosser pour des compagnies inutiles, a rentrer tard le soir, a ne pas voir leurs femmes et leurs enfants. C'est surement pour eux une maniere de rattraper tout ce retard, et la notion de course prend tout son sens quand je les regarde.

En milieu d'apres midi, Rin et Sena (respectivement la niece et le neveu) ayant fini leurs activites, je suis reparti a la maison avec les parents a Satomi. Bah oui, le festival etait quand meme a Fukuoka, qui est bien a une heure et quelques minutes de route de chez nous. Et c'est pas tout ca, mais moi j'ai du menage a faire, je dois preparer a bouffer et preparer aussi la distro, parce que ce soir, apres le boulot a satomi, on part direction Shimonoseki, pour un petit concert peinard.



Shimonoseki, c'est pile la premiere ville apres le tunnel qui nous mene sur l'ile d'Honshu (l'ile principal du Japon, la plus grosse, celle avec Tokyo et tout le reste quoi). Et ouais donc tunnel sous la mer pour nous, un peu flippant, et nous voila a l'aventure. On quitte notre belle ile de Kyushu, son dialecte, et nous voila a peine 25 km plus loin sur Honshu, a Shimonoseki. A premiere vue, pas grand chose de bien different au final. C'est une petite ville tranquille et il y a l'air d'avoir des jolis trucs. J'ai toujours fait qu'y passer et j'aimerais bien m'y arreter un peu plus.
Pour le concert de ce soir, deja on avait pas tout compris, mais c'etait une espece de mini festival, avec pleins de groupes, et ca commencait des le debut de l'apres midi. On aura donc rater les quelques groupes qu'on voulait voir, dont les copains d'INFRO, et le nouveau groupe de notre copain Nishi, repondant au doux nom de SLYDING MAN. Dommage. Faut dire aussi que Satomi finissait son boulot a 18:oo, donc ca facilitait pas les choses. Reste donc un groupe de kids tout pourri, un solo project noise bien pourri aussi, et les assez anciens FORGET ME NOT. On supporte peniblement cette merde infame qui se joue a l'interieur, repondant au nom de ANTI AGAINST ANTI. Un mec tout seul avec des pedales devant lui, des baguettes et je sais pas trop quoi. Ca fait du bruit, ca grimpe sur les tables, sa se roule par terre...juste du grand n'importe quoi. Mais a ma surprise, pas mal de monde avait l'air d'apprecier. Il y a un truc que j'ai pas du capter. Bref. Pour finir on ira discuter dehors avec quelques copains, et avec les membres de FORGET ME NOT aussi, qui sont des vieilles connaissances a Satomi. C'etait un vrai plaisir pour elle de les revoir apres tant d'annees. Les copains de Satomi viennent tout droit de Shikoku, la petite ile a droite de Kyushu. Ca a beau etre la plus petite ile du Japon, et ca a beau etre un peu la campagne la bas, Shikoku a quand meme fournie quelques bon trucs en matiere de punk hardcore. Au hasard, DISCLOSE, MINORITY BLUES BAND, le label DAN-DOH, le label/distro F.N.D (Frustration Never Disappear).
Dernier groupe de la soire donc, et franchement bonne boulette ! Le groupe a pas mal evolue, et se place plus dans lignee des groupes emo hardcore 90's, en vrac SHOTMAKER, KURT. Ce sont surtout ces deux groupes qui me viennent a l'esprit tant des fois pendant le concert c'etait flagrant. Gros son un peu crade, instru avec des lignes de basse qui tournent en boucle, la batterie qui martelle derriere, et la guitare qui se fait quelques fois un peu "math rock", mais sans pretention, toujours sur la breche, pas toujours precis, un brin chaotique. Les voix hurlees sont partagees entre le guitariste et le bassiste, et la pareil, les voix sont un peu approximatives, pas toujours dedans, mais super passion. Un set de 4 ou 5 morceaux pour une bonne demi heure, plein de bruit, de passion aussi. C'etait super frais de voir un groupe comme ca a l'heure ou le terme "emo hardcore" sonne limite comme une insulte, ou tous les groupes veulent avoir un gros son de pros, etre nickel, propre et compagnie. Bref, ca m'a fait du bien quoi.

En plus de ca, ce sont vraiment des gens ultra gentils, simples, humbles. On a encore bien bavarder avec eux, en se promettant pleins de belles choses, vu que de toute facon on les revoit en decembre, puisqu'on organise avec satomi un concert chez nous pour la tournee d'AUSSITOT MORT, et qu'ils sont aussi sur cette date.
Au passage, le batteur de FORGET ME NOT fait un label depuis pas mal d'annees. Perso je suis pas tres fan de ses sorties, mais c'est fait d'une maniere super simple aussi, donc voila quoi. Pour ceux que ca interesse, ca se passe par la : IMPULSE RECORDS

Sur ce je file au lit. J'ai encore des tonnes de trucs a la bourre, surtout des live report a ecrire, donc je vais essayer de mettre ca rapidement ici dans les jours a venir.
D'ici la prenez soin de vous et a bientot.

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